Niger : derrière les otages, la manne de l’uranium
La libération des salariés d’Areva intervient alors que le géant du nucléaire remodèle sa stratégie d’approvisionnement du minerai.
dans l’hebdo N° 1276 Acheter ce numéro
Après trois ans de détention dans le désert saharien, le retour en France de Thierry Dole, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand a rapidement soulevé des interrogations sur les conditions de leur libération. Paris a-t-il, comme l’affirment plusieurs sources, versé 20 à 25 millions d’euros aux terroristes qui ont relâché les quatre salariés d’Areva, enlevés en compagnie de trois autres en septembre 2010 sur le site d’extraction d’uranium de la région d’Arlit, au nord-ouest du Niger ? Alors que l’Élysée martèle la doctrine Hollande – Paris ne paye plus de rançon –, c’est Areva qui aurait pu débourser la somme [^2]. L’entreprise française, numéro un mondial des industriels du nucléaire par l’étendue de ses activités – de l’extraction du minerai d’uranium au recyclage du combustible en passant par la construction de centrales et leur maintenance –, a des intérêts vitaux au Niger, où elle est implantée depuis cinquante ans. Areva y exploite des mines par l’entremise de deux filiales, la Somaïr et la Cominak. Le minerai nigérien
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