Fédérer les pensées critiques

Un colloque à l’université de Nanterre vise au dépassement du capitalisme et du patriarcat. Et ose renouer avec l’utopie.

Olivier Doubre  • 20 février 2014 abonné·es

Des universitaires, chercheurs, enseignants, des éditeurs, des animateurs de revues. Philosophes, sociologues, économistes, historiens. Beaucoup sont des militants, engagés au sein de leurs disciplines. Tous contribuent à l’élaboration d’une pensée critique dans leur champ d’intervention et de recherche. Au total, 220 intellectuel(le)s, parmi lesquel(le) s une grande place est faite aux plus jeunes. C’est le nombre – impressionnant – d’intervenants au colloque intitulé « Penser l’émancipation », sous-titré « Théories, pratiques et conflits autour de l’émancipation humaine », qui se tient à l’université Paris-Ouest de Nanterre du 19 au 22 février. L’événement mérite d’être salué, tant pour les intellectuels présents que pour sa volonté de rompre l’isolement du monde de la recherche par rapport au champ politique, mais aussi entre les différentes disciplines en son sein. Cette manifestation se veut clairement engagée, ayant choisi le terme de l’émancipation humaine pour mieux signifier la volonté de dépassement des multiples formes de dominations. D’où, au-delà des nombreuses tables rondes et communications, les grandes séances plénières [^2] en soirée, consacrées aux trois grands axes de réflexions et de

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Temps de lecture : 7 minutes

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