Emmanuel Macron roule pour le car
Le projet de loi du ministre de l’Économie pour libéraliser la desserte des grandes lignes par la route est examiné cette semaine par l’Assemblée nationale. Une menace pour le rail et pour l’environnement.
dans l’hebdo N° 1337 Acheter ce numéro

Chambériens, vous désirez rallier la capitale en autocar, souvent moins cher que le train ? Il faudra vous adresser à une compagnie exploitant la ligne Milan-Paris : les liaisons nationales longue distance ne sont aujourd’hui autorisées en France que par « cabotage » sur une relation internationale. Les compagnies d’autocars ont par ailleurs interdiction de réaliser plus de la moitié de leur chiffre d’affaires sur ce type de services dérivés. Conséquence, ce marché est très peu développé, la part du car sur les liaisons interrégionales est inférieure à 1 %, en dehors de la desserte d’événements spécifiques : concerts, manifestations, etc. [^2].
La loi Macron, actuellement en débat en commission et que les députés examineront à partir du 26 janvier, entend faire sauter la plupart de ces limitations, lesquelles visaient à
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