Faux tract : Marine Le Pen avait assumé, la justice la blanchit

Michel Soudais  • 19 mai 2015 abonné·es
Faux tract : Marine Le Pen avait assumé, la justice la blanchit

Le jugement de la cour d'appel de Douai (Nord), qui a relaxé cet après-midi la présidente du Front national, n'est pas seulement surprenant. Il est grave de conséquences pour la régularité future de toute élection et donc pour notre démocratie.

Rappel des faits : Marine Le Pen avait été citée à comparaître par Jean-Luc Mélenchon pour « manoeuvre frauduleuse » et publication d'un montage sans le consentement de l'intéressé, réalisé dans le cadre de la campagne des élections législatives de 2012 opposant les deux candidats dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Fin mai 2012, les équipes de Mme Le Pen avaient distribué un tract comportant une photo de Jean-Luc Mélenchon et reproduisant l'une de ses phrases prononcées lors d'un discours à Marseille le 14 avril précédent: « Il n'y a pas d'avenir pour la France

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