Nuit debout : « Une école politique »

Rassemblements hétéroclites et mouvants, les Nuits debout se dressent partout en France, dans les villes et les villages. Dans les quartiers populaires, le mouvement a plus de mal à prendre.

Ingrid Merckx  • 11 mai 2016 abonné·es
Nuit debout : « Une école politique »
© Franck CHAPOLARD/CITIZENSIDE/AFP

Nuit debout mérite décidément le pluriel. Car il y a presque autant de Nuits debout que de villes – et de villages – où s’organisent des rassemblements depuis le 31 mars. Si le principe est le même – rendez-vous donné en fin de journée sur une place publique –, la fréquence et les actions varient. À Sète, les Nuit-deboutistes se retrouvent les mardis et jeudis place Aristide-Briand. À Nancy, ce sont les vendredis et samedis sur la place Stanislas. À Beauvais, il y a déjà eu trois Nuits debout, le samedi, avec des artistes. À Lyon, où ils se retrouvent sur la place Guichard, proche des quartiers populaires, le mouvement serait le deuxième le plus suivi en France. À Cahors, « ça fanfare et ça swingue, ça bouquine et ça déglingue la loi El Khomri sur le parvis de la mairie ». Mais qui « ça » ? « Beaucoup de jeunes (et moins…), des précaires, des sans (travail ou autre !), des salariés inquiets, bref des citoyens cadurciens et lotois en prises de parole autogérées », répond un communiqué.

« Nuit debout est apparue comme un désir de communauté

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« Les centres de détention libyens sont, par définition, des camps de concentration »
Entretien 10 juillet 2026 abonné·es

« Les centres de détention libyens sont, par définition, des camps de concentration »

David Yambio, fondateur de Refugees in Libya se dit « hanté » par le silence des Européens après que les députés européens ont adopté le règlement « Retour ». Il explique qu’en Libye, les politiques de l’Union européenne retiennent des milliers de personnes prisonnières et les condamnent à mort.
Par Pauline Migevant
Règlement européen « Retour » : la timide irruption du terme « déportation » dans le débat public
Analyse 10 juillet 2026 abonné·es

Règlement européen « Retour » : la timide irruption du terme « déportation » dans le débat public

Employé pour éviter l’euphémisation des termes utilisés pour qualifier les politiques migratoires européennes, ce mot, notamment associé à la Shoah, fait l’objet de débats.
Par Pauline Migevant
Pour que MeToo éclate dans la grève féministe
MeToo 9 juillet 2026

Pour que MeToo éclate dans la grève féministe

Dix ans après MeToo, alors que les violences continuent et que les réactionnaires s’arc-boutent sur leurs privilèges, ce texte appelle à refonder le féminisme comme force collective, décoloniale, transféministe et profondément démocratique.
Par Toni Viot
Expulsion « imminente » d’un homme vers le Soudan : la justice l’interdit, l’administration s’acharne
Exclusif 7 juillet 2026 abonné·es

Expulsion « imminente » d’un homme vers le Soudan : la justice l’interdit, l’administration s’acharne

Malgré l’annulation par le juge administratif d’un arrêté préfectoral fixant le Soudan comme « pays de renvoi », Politis révèle que la préfecture de police de Paris met tout en œuvre pour expulser un homme vers ce pays, en proie à une guerre civile. Son avocat craint une expulsion imminente.
Par Pauline Migevant