Bienvenue sur ma liste !
Pour les européennes, partis et mouvements de gauche mettent en avant des candidats issus de syndicats, d’ONG, d’associations ou de la société civile. Une pratique ancienne mais qui est devenue incontournable et en dit long sur la crise démocratique.
dans l’hebdo N° 1537 Acheter ce numéro

Avant d’accepter, l’ex-porte-parole de l’ONG Oxfam, Manon Aubry, qui n’a jamais été encartée dans aucun parti politique, s’est écrit une lettre. « Je me suis promis de ne pas faire de langue de bois, de ne pas tirer profit des avantages d’un élu, de ne pas sacrifier l’équilibre de ma vie personnelle à la politique… Bref, de rester fidèle à moi-même et à mes combats », explique la tête de liste de La France insoumise pour les élections européennes. Charge à elle de s’y tenir, et à ses amis – à qui elle a aussi adressé cette lettre – de la rappeler à l’ordre si besoin. Comme elle, plusieurs personnalités issues des rangs d’ONG, de syndicats ou simplement de la société civile rejoindront, à des places éligibles ou non, les listes de gauche pour le scrutin de mai.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui se flatte de présenter une liste « à l’image de la société française », n’est pas seul sur le créneau des listes citoyennes ou ouvertes à d’autres personnes qu’aux traditionnels représentants du monde politique. « Tout le monde va faire des listes