En Arménie, après la défaite, la crise politique
Critiqué pour la capitulation face à l’Azerbaïdjan, Pachinian, le Premier ministre arménien, fait face à une opposition revigorée et à une société démoralisée.
dans l’hebdo N° 1628 Acheter ce numéro

© Antoine Merlet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
N ikol le traître ! », « dégage ! ». La semaine dernière, le centre d’Erevan a grondé de la colère de plusieurs centaines de personnes réclamant la démission du Premier ministre arménien, à l’instigation d’une vingtaine de partis d’opposition. Le vice-Premier ministre Tigran Avinian redoute même la tentation d’un coup d’État. Il est reproché à Nikol Pachinian la capitulation dans la guerre du Haut-Karabakh et les concessions de l’accord de cessez-le-feu du 9 novembre, sous le parrainage pressant de Moscou. L’Azerbaïdjan récupère la portion reconquise du Haut--Karabakh, ainsi que le glacis qui accolait ce territoire à l’Arménie depuis sa victoire militaire de 1994. La Russie a déployé