Annuler la dette, la question qui divise les économistes de gauche

Le débat sur la dette cache des enjeux politiques cruciaux plus compliqués qu’il n’y paraît. Six questions pour y voir plus clair.

Erwan Manac'h  • 3 mars 2021 abonné·es
Annuler la dette, la question qui divise les économistes de gauche
Au siège de la Banque centrale européenne, à Francfort, en Allemagne.
© Armando BABANI / AFP

Le vertige des chiffres, le poids des arguments d’autorité et l’extrême complexité de la mécanique financière ne facilitent pas la clarté des débats. La gestion de la dette Covid sera pourtant l’un des points les plus disputés du débat politique de l’après-pandémie, notamment au sein de la gauche, où chacun cherche un message clair et un remède efficace contre la toute-puissance de la finance.

Pourquoi la dette publique est-elle un problème ?

La dette atteignait fin septembre la somme record de 2 674 milliards d’euros, soit 116,4 % de la totalité de la richesse créée en une année en France (le PIB). Une somme rondelette… Mais le chiffre sur lequel devraient se focaliser les esprits est celui, moins anxiogène, de la charge des intérêts de cette dette. Autrement dit, ce que coûte chaque année au budget de l’État cette dette accumulée. Avec un montant de 35,8 milliards d’euros en 2020, il s’agit de la 3e dépense nationale, derrière les budgets de l’Armée et de l’Éducation nationale. Une manne énorme donc, que se partagent les banques privées, compagnies d’assurances

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Politique Économie
Temps de lecture : 6 minutes

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