Avec « 2022 ou jamais », la société civile veut faire pression sur la gauche

Lancée en début d’année, l’association veut organiser une primaire populaire à l’automne pour désigner un candidat commun à la gauche et aux écologistes. Et compte bien sur le soutien des électeurs pour dépasser les réticences actuelles des partis politiques.

Nadia Sweeny  et  Barnabé Binctin  • 28 avril 2021 abonné·es
Avec « 2022 ou jamais », la société civile veut faire pression sur la gauche
© Constant Forme-Becherat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le nom de la démarche, « 2022 ou jamais », dit tout de l’urgence qui la guide. Ou plutôt de la multiplication des urgences – écologique, sociale, économique – et, au premier rang de celles-ci, de l’urgence politique à pouvoir offrir une alternative à la perspective d’un nouveau second tour Macron-Le Pen lors de la prochaine élection présidentielle. Or « aucune force portant actuellement les valeurs de l’écologie et la justice sociale n’est en mesure, seule, de gagner », énonce ce collectif apartisan sur son site Internet. Une alternative sans alternative, en somme : il faut une candidature unique, condition sine qua non – bien qu’insuffisante – pour une victoire de la gauche en 2022. Voilà donc pour l’objectif affiché.

Mais il n’a pas échappé à ces défenseurs de l’unité que les boussoles actuelles des partis politiques rendent pour l’heure cet horizon très incertain. Raison pour laquelle « 2022 ou jamais » a conçu ses propres règles du jeu pour y parvenir, autour d’une méthode bien particulière : celle d’un grand scrutin populaire qui doit permettre de désigner, à l’automne prochain, le candidat du rassemblement des gauches et des écologistes. Les agitateurs ont pour cela prévu un plan en trois étapes. D’abord, l’écriture d’un socle programmatique commun, avec le concours de toutes les forces de gauche, dont les premiers résultats sont attendus prochainement. Ensuite, un temps de parrainage en ligne, à l’été, permettant à tous les citoyens de nommer un

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »
Entretien • 15 octobre 2026

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »

Raphaël Glucksmann est sorti large vainqueur de la primaire « de la gauche socialiste et démocratique ». Conséquence, le Parti socialiste n’aura pas de candidat propre pour la présidentielle 2027. Le résultat divise déjà au sein de la formation. Une situation dont le premier secrétaire, Olivier Faure, sort affaibli.
Par Névil Gagnepain
Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient
Analyse • 15 octobre 2026 abonné·es

Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient

1 500 communistes ont annoncé le 14 octobre leur ralliement à la candidature du leader insoumis. En parallèle, la victoire de Raphaël Glucksmann lors de la primaire socialiste provoque des remous chez les militants de gauche et semble acter une bipartition de la campagne. 
Par Névil Gagnepain
Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture
Politique • 12 octobre 2026 abonné·es

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture

Le candidat Renaissance et de La France insoumise à la présidentielle ont respectivement tenu meeting à Lyon samedi 10 octobre et près de Clermont-Ferrand dimanche 11, sur fond de mobilisation lycéenne. Alors que l’ancien Premier ministre défend une ligne fondée sur l’autorité et les devoirs, le leader insoumis dénonce le bilan éducatif des gouvernements macronistes.
Par William Jean et Névil Gagnepain
Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?
Politique • 9 octobre 2026 libéré

Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?

Ce 12 octobre, le coprésident de Place publique a remporté la primaire sociale-démocrate octobre, en glanant 66,17 % des 120 000 votants en ligne. Une question brûlante a animé les derniers jours de campagne : sa victoire serait-elle synonyme de la fin du parti à la rose ?
Par Névil Gagnepain