Avec « 2022 ou jamais », la société civile veut faire pression sur la gauche
Lancée en début d’année, l’association veut organiser une primaire populaire à l’automne pour désigner un candidat commun à la gauche et aux écologistes. Et compte bien sur le soutien des électeurs pour dépasser les réticences actuelles des partis politiques.
dans l’hebdo N° 1651 Acheter ce numéro

Le nom de la démarche, « 2022 ou jamais », dit tout de l’urgence qui la guide. Ou plutôt de la multiplication des urgences – écologique, sociale, économique – et, au premier rang de celles-ci, de l’urgence politique à pouvoir offrir une alternative à la perspective d’un nouveau second tour Macron-Le Pen lors de la prochaine élection présidentielle. Or « aucune force portant actuellement les valeurs de l’écologie et la justice sociale n’est en mesure, seule, de gagner », énonce ce collectif apartisan sur son site Internet. Une alternative sans alternative, en somme : il faut une candidature unique, condition sine qua non – bien qu’insuffisante – pour une victoire de la gauche en 2022. Voilà donc pour l’objectif affiché.
Mais il n’a pas échappé à ces défenseurs de l’unité que les boussoles actuelles des partis politiques rendent pour l’heure cet horizon très incertain. Raison pour laquelle « 2022 ou jamais » a conçu ses propres règles du jeu pour y parvenir, autour d’une méthode bien particulière : celle d’un grand scrutin populaire qui doit permettre de désigner, à l’automne prochain, le candidat du rassemblement des gauches et des écologistes. Les agitateurs ont pour cela prévu un plan en trois étapes. D’abord, l’écriture d’un socle programmatique commun, avec le concours de toutes les forces de gauche, dont les premiers résultats sont attendus prochainement. Ensuite, un temps de parrainage en ligne, à l’été, permettant à tous les citoyens de nommer un