Anatomie de la « panique woke »

Alex Mahoudeau analyse l’offensive réactionnaire contre les pensées antiraciste, décoloniale et féministe.

Sébastien Fontenelle  • 15 juin 2022 abonné·es
Anatomie de la « panique woke »
Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal, deux ex-ministres à la pointe d’une croisade contre les foyers de subversion que seraient devenues les universités françaises.
© Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Plus un jour ou presque ne s’écoule en France sans que des idéologues réactionnaires ne lancent de nouvelles alarmes contre la « menace wokiste ». Dans le dense et vif essai, solidement documenté, qu’il consacre à cette « panique morale », le docteur en science politique Alex Mahoudeau retrace d’abord l’histoire de ce mot, woke (« éveillé »), apparu au XIXe siècle aux États-Unis, où il a longtemps constitué une invitation à prêter attention aux discriminations visant des minorités – avant d’être finalement, depuis le milieu des années 2010,

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Temps de lecture : 3 minutes

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