L’Allemagne, de mémoire vive
Un collectif d’historiens d’outre-Rhin a élaboré une version allemande des « Lieux de mémoires », sur le modèle de l’ouvrage publié par Pierre Nora il y a près de vingt ans. Leur version abrégée vient d’être traduite.
dans l’hebdo N° 946 Acheter ce numéro
En 1984, lors de la parution de la République , Pierre Nora prévenait dans sa « Présentation » à ce premier des sept volumes des Lieux de mémoire [^2] : « La mémoire est un cadre plus qu'un contenu, un enjeu toujours disponible, un ensemble de stratégies, un être-là qui vaut moins par ce qu'il est que par ce que l'on en fait. » Aussi, appliqué à l'Allemagne, du fait de son passé, en particulier au XXe siècle, un même projet ne pouvait que susciter des interrogations, des réticences, ou même des craintes. Était-il tout simplement envisageable ?
C'est le pari qu'ont voulu relever Étienne François et Hagen Schulze. Les deux directeurs de cette vaste entreprise outre-Rhin pouvaient certes s'appuyer sur le constat que la notion de « lieu de mémoire » a bien, depuis une vingtaine d'années, fait la preuve de son caractère
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Le drapeau, projection de l’individu social
Oleksandra Matviichuk : « Poutine voit l’Ukraine comme un pont vers l’Europe »
L’hystérie, symptôme… des violences masculines