S. Rozès : « Les sondages n’ont pas d’effet univoque »
dans l’hebdo N° 960 Acheter ce numéro
La multiplication des sondages en fait-elle des acteurs de la campagne présidentielle ? Quelle a été leur influence sur l’opinion ?
Stéphane Rozès [^2] : En démocratie, les sondages livrent aux citoyens, aux médias et aux politiques la réaction du pays aux événements de la campagne à un instant T. Ce qui entraîne des ajustements pour chacun. A fortiori lors de cette présidentielle, qui avait pour vocation de refonder l’identité de la France à partir d’un contrat passé par les candidats avec le pays, et de réinstaller le volontarisme politique à l’Élysée. Il y a un faux débat sur la qualité des sondages, alors que c’est leur interprétation qui est en cause, comme d’ailleurs, ensuite, celle des résultats électoraux. L’opinion ne s’est pas déterminée sur le contenu des politiques économiques et sociales selon l’axe habituel gauche/droite, mais sur la cohérence entre la
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »

Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture







