Combattre le monothéisme du marché
Une gauche authentique doit-elle se définir comme anticapitaliste ou antilibérale ?
dans l’hebdo N° 969 Acheter ce numéro
J'ai l'habitude de dire que la démocratie est une chose trop sérieuse pour qu'on la laisse aux « démocrates de la représentation bourgeoise », que le marché est un mécanisme trop important pour qu'on le laisse aux libéraux ou à la Société du Mont-Pèlerin avec son saint Hayek ! Que le libéralisme politique est trop important pour qu'on le laisse aux libéraux économiques (ils ne sont pas légion traditionnellement dans l'Hexagone) et bien pire encore aux néolibéraux. Et, pour finir, que le capitalisme est une chose trop cruciale pour qu'on le laisse... aux capitalistes.
L'anticapitalisme n'est pas vraiment le fil rouge, tout au plus un fil à couper le beurre. Ni un parti viable, un discriminant sur lequel fonder les alliances depuis la chute du socialisme réel en Russie et en Europe de l'Est et dans le peu ragoûtant hybride chinois qui combine (provisoirement espérons-le) le pire du communisme tyrannique et le pire du capitalisme débridé néo-manchestérien. Il n'est pas non plus un programme praticable à court ou moyen terme, en revanche, c'est une idéologie destinée à se survivre à elle-même, même si
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