« Flags » : l’urgence de tous côtés
La sociologue Angèle Christin publie une minutieuse enquête sur les comparutions immédiates, sans se limiter à la seule dénonciation d’une pratique judiciaire très critiquable.
dans l’hebdo N° 987 Acheter ce numéro
En 1820, un fait exceptionnel survient au sein du système judiciaire français. Au palais de justice de Paris, les juges des chambres correctionnelles créent une procédure judiciaire, qui n'est prévue par aucun texte. Elle permet de juger dans les vingt-quatre heures les personnes interpellées dans le cadre d'affaires peu graves et dont les faits sont clairement établis. Les magistrats n'ont donc pas à statuer sur leur mise en détention provisoire, évitant ainsi l'ouverture d'une instruction. Auparavant, dans de tels cas, le prévenu était convoqué à une audience fixée ultérieurement. Or, avec l'essor des villes, il devient assez aisé pour les prévenus de disparaître, sans jamais se présenter à leur procès. Ainsi sont donc apparues les chambres de « flagrants
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Marcuse, penseur du néofascisme qui vient
« Donald Trump donne un permis général pour un Far West global »
La gauche et la méritocratie : une longue histoire