Un bloc contre l’exclusion
Un collectif a défini les treize engagements indispensables pour une politique publique en faveur des sans-abri et des mal-logés. À charge du député Étienne Pinte de les intégrer dans le plan d’action annoncé pour la fin janvier.
dans l’hebdo N° 985 Acheter ce numéro
Victoire ou privilège ? En ces temps où la concertation n'est pas de mise, l'action en faveur des sans-abri et des mal-logés prend la politique du passage en force à contre-pied. Figurant, ces jours derniers, un dossier qui progresse par allers-retours entre le terrain et le gouvernement. Rien n'était moins sûr, il y a encore un mois, quand, prévoyant que la mise en place de la Loi sur le droit au logement opposable (Dalo) courait au désastre, les associations de lutte contre l'exclusion sont reparties à la charge.Trois jours après l'action lancée par les Enfants de Don Quichotte au pied de Notre-Dame, François Fillon recevait leurs principaux représentants, dont ceux du Secours catholique, d'Emmaüs, de la Fondation Abbé-Pierre... Et, soucieux de calmer les esprits face à une mobilisation qui bénéficie d'un fort soutien populaire, il chargeait le député (UMP) Étienne Pinte de « rédiger un contrat de partenariat entre l'État et les associations pour la mise en place d'une nouvelle politique interministérielle » , sur le thème : « Personne ne doit être contraint de vivre à la rue. » Preuve que le message essentiel porté par les associations est
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