L’exemple italien

Alors que la gauche traditionnelle n’en finit pas de courir vers le centre, une gauche sociale et écologiste tente de se regrouper. Histoire d’un processus encore incertain mais qui répond à l’attente de millions de citoyens.
Un reportage à lire dans notre rubrique **Politique** .

Olivier Doubre  • 14 février 2008 abonné·es
L’exemple italien

Mardi 5 février, 17 heures, palais de Montecitorio (la Chambre des députés italienne) : les dirigeants des quatre partis politiques qui ont accepté de tenter l'expérience ­ plutôt inédite en politique ­ d'une fédération le 8 décembre 2007, sous le nom de La Sinistra-L'arcobaleno [^2], s'enferment dans une petite salle du groupe parlementaire de Rifondazione comunista. Il y a là Alfonso Pecorario Scanio, président des Verdi (les Verts) et actuel ministre de l'Environnement ; Fabio Mussi, coordinateur national de Sinistra democratica [Gauche démocratique], jeune mouvement regroupant la minorité des ex-Démocrates de gauche qui a refusé d'intégrer le Parti démocrate et de fusionner avec les démocrates-chrétiens ; Oliviero Diliberto, secrétaire du Parti des communistes italiens (PdCI) ; Franco Giordano, secrétaire national du Partito della Rifondazione comunista (PRC). Tous les quatre ne se sont plus rencontrés formellement, tous ensemble, depuis cette « Assemblée de la gauche et des écologistes » de décembre dernier à la Foire de Rome, qui s'était conclue par une photo de famille sur l'estrade. Ce jour-là, un vent d'espoir avait traversé une grande partie du « peuple de gauche » italien. Déjà, un mois et demi auparavant, le 20 octobre, un million de personnes avaient répondu à l'appel conjoint du quotidien de la gauche critique transalpine, Il Manifesto , et du journal de Rifondazione, Liberazione , à manifester dans les rues de la capitale italienne afin de peser sur les choix du gouvernement de centre-gauche qui, depuis son entrée en fonction au printemps 2006, subissait les diktats des minuscules composantes centristes de sa très

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Politique
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