En butte à de mauvais sondages et à de minces perspectives de victoire, la majorité présidentielle se divise, cafouille et hésite sur la tactique à adopter pour « faire mentir » les sondeurs.
La belle mécanique est enrayée. L’UMP avait été conçue pour être une machine à gagner. Sa stratégie consistait à rassembler toute la droite pour virer en tête dès le premier tour avec assez d’avance pour emporter le second tour dans la foulée. D’où l’alliance passée avec le MPF de Philippe de Villiers et les chasseurs de CPNT. Mais, à en juger par les (...)
Affaibli, le mouvement de François Bayrou fait encore rêver des socialistes, en dépit (ou à cause) d’un projet conforme aux politiques économiques actuelles.
Plombé par de mauvais sondages et des défections internes, le Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou continue d’occuper une place à part dans le paysage politique. À gauche et chez les écologistes, on se moque volontiers de cet affaiblissement, mais pas forcément pour s’en réjouir. Car dans les instances dirigeantes du PS, jusqu’à Martine Aubry (...)
Après l’euphorie suscitée par le score de François Bayrou à la présidentielle, les militants du MoDem font l’expérience des vaches maigres.
L’ambiance n’est plus à l’euphorie pour les militants du MoDem. Ils ont connu de meilleurs jours. Depuis plusieurs semaines, les sondages ne leur accordent que 4 à 6 % au premier tour des régionales. En regard des 8,5 % obtenus aux européennes et, pire, des 18,6 % de la présidentielle, la chute est sévère. Dans le même temps, le parti enregistre les (...)
Pierre Juquin* a accepté de présider le comité de soutien à la liste Europe Écologie-Auvergne pour les régionales. Il s’explique sur cet engagement.
POLITIS : Quel est le sens de votre soutien à Europe Écologie ?
Pierre Juquin : Dès la fin des années 1980, j’ai défendu la nécessité d’un rapprochement intime entre le social et l’écologie. Sans beaucoup de succès à la présidentielle de 1988… Un éminent « rénovateur » du parti communiste m’avait alors répondu que c’était un programme « pour dans vingt ans ». (...)
En 2004, les socialistes accédaient à la direction de 20 régions sur 22. Ils devaient, disaient-ils, « contrer les effets de la casse sociale mise en œuvre à l’échelle nationale ». Bilan.
Qui se souvient encore de la folle élection de 2004 ? Un seul chiffre subsiste comme censé résumer à lui seul tout un scrutin : 20 sur 22. C’est le nombre de régions que gèrent les socialistes depuis. Six ans déjà ! Et, pourtant, que cette victoire impensable a été appréciée ! Savourée même. Moins de deux ans après le 21 avril 2002 et l’élimination du (...)
En plus de leurs vastes domaines d’action obligés, les conseils régionaux développent tous des interventions particulières en direction de leurs administrés.
Collectivité territoriale à part entière, entrée dans la Constitution en mars 2003, la région joue un rôle important en matière de développement économique, social et culturel. Ses domaines d’action depuis la loi du 13 août 2004 sont les suivants :
– Le développement économique. Sur son territoire, la région « coordonne les actions de développement (...)
Les régions disposent de recettes budgétaires modestes, en regard des autres collectivités territoriales. Et leur fiscalité est peu redistributrice.
Du budget des régions, les électeurs ne connaissent bien souvent que la réputation d’être dispendieux, la droite montant systématiquement en épingle les augmentations d’impôts et de taxes décidées par les conseils régionaux. Exprimées en pourcentage, ces hausses ont tout pour effrayer le contribuable. Rapportées en euros par habitant, elles sont nettement (...)
La réalité des listes régionales n’a pas permis un véritable élargissement du Front de gauche, déplore la Fase, contrainte à des remises en cause.
À moins de deux semaines du dépôt des listes en préfecture, la déception domine dans les rangs des militants de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase). Mi-janvier, Clémentine Autain, la première, faisait part de son dépit sur son blog : « À l’issue d’un long processus auquel j’ai participé […], j’avoue ne pas y retrouver mes petits. (...)
En Languedoc-Roussillon, la liste « À gauche maintenant » a rassemblé 3 500 personnes pour son meeting de lancement. Une dynamique portée par toute l’autre gauche.
PCF-PG-NPA, bras dessus, bras dessous. C’est l’image qu’ont donnée, vendredi soir à Montpellier, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et Myriam Martin, du comité exécutif du Nouveau Parti anticapitaliste. Ils étaient venus soutenir la liste « À gauche maintenant », conduite par René Revol, professeur en khâgne et à l’IUFM de Montpellier, maire de (...)
Le 14 mars, les électeurs auront, dans plusieurs régions, le choix entre des candidats communistes engagés sur des listes concurrentes. Un phénomène révélateur de la crise existentielle de ce parti.
Sous les lignes fluides et bien lisses de son siège national, place du Colonel-Fabien, dessiné par l’architecte Oscar Niemeyer, le Parti communiste cache de plus en plus difficilement les herbes folles qui l’envahissent. Car le temps où le PCF n’avait qu’une seule ligne est définitivement révolu. Il n’est pas rare de trouver, dans une même région, des (...)