Encore un effort !
Le premier tour a été marqué par une indéniable poussée à gauche. Mais il reste encore à l’amplifier pour transformer cet avertissement au gouvernement en vote sanction.
dans l’hebdo N° 993 Acheter ce numéro

Reconnaissons à François Hollande une qualité. Le Premier secrétaire du PS a le sens de la formule. Ainsi a-t-il trouvé les mots justes pour dire que le premier tour des élections municipales et cantonales avait constitué un « avertissement » pour l'UMP, le gouvernement et le président de la République. Et appeler à faire du second tour une « sanction » du pouvoir en place. Car si le scrutin de dimanche dernier traduit une poussée de la gauche, plus timide que la vague rose annoncée par les sondages, celle-ci ne peut pas être considérée encore comme une victoire. D'abord parce que le second tour reste à jouer, qui peut infirmer, simplement confirmer ou amplifier la tendance du week-end. Ensuite, parce qu'une victoire suppose des gains nets en termes de conquête de communes et de départements, mais aussi un minimum d'homogénéité politique.
François Hollande soutient Philippe Sarre dans sa campagne à Colombes (Hauts-de-Seine), le 11 mars. SAGET/AFP
La poussée de la gauche est indéniable. La ministre de l'Intérieur elle-même estimait dimanche soir cette progression à 2,9 points par rapport à 2001. Une estimation délicate puisque la Cnil empêche de prendre en compte les nuances politiques des candidats dans les communes de moins de 3 500 habitants, 17 millions d'électeurs étant ainsi réputés émettre un vote « apolitique ». Aux élections cantonales, qui offrent une vision plus nationale, la gauche (sans l'extrême gauche) gagne deux points par rapport à 2001, à 48 %. Enfin, elle gagne
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