L’avenir n’est plus ce qu’il était…
Experts néolibéraux, scientistes ou prophètes sectaires, ils ont tous en commun de nous enseigner le fatalisme et la résignation. S’inventer un autre avenir est donc un acte de liberté. Un grand dossier d’été à lire dans notre rubrique **Société** .
dans l’hebdo N° 1012-1014 Acheter ce numéro

L'avenir n’est-il plus qu’un bon souvenir ? L’avenir prévisible s’entend. L’avenir radieux du « toujours plus » et du « toujours mieux ». La question pourrait n’être que plaisante. Mais elle n’est pas que cela. Et c’est même l’un des problèmes politiques majeurs de notre époque. Le fil de l’histoire, celui d’Hegel et de Marx, a été rompu. En France, nous datons cette rupture du milieu des années 1970, avec la fin de ce que Jean Fourastié avait appelé « les Trente Glorieuses ». Elle coïncide avec l’avènement de l’écologie. C’est-à-dire avec la critique du progrès et la prise de conscience que notre monde a des limites dans l’espace et dans le temps. Et que l’idée de « projet » est en crise.
En disant cela, on mesure d’ailleurs à quel point une pensée qui niait ces limites, pourtant si évidentes, procédait de la magie. Avec la crise des énergies et bientôt la compréhension des périls climatiques, il ne s’agissait plus seulement de faire triompher un avenir souhaitable contre un autre honni (« socialisme ou barbarie »), mais d’assurer un avenir
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