Un bon fonds
Le premier fonds européen de partage tente d’associer la finance
à la lutte contre la faim et pour le développement des pays pauvres.
Un difficile équilibre entre éthique et efficacité.
dans l’hebdo N° 1023 Acheter ce numéro
La crise financière ne doit pas nous faire oublier qu’elle se superpose à la crise alimentaire, qui s’est sévèrement aggravée depuis plus d’un an dans les pays du Sud. En raison de la hausse du prix des matières premières agricoles, 75 millions de personnes sont venues grossir les rangs des victimes de la faim depuis un an, selon l’ONU. 923 millions de personnes subiraient ce « crime contre l’humanité » , s’est indigné à maintes reprises Jean Ziegler, l’ex-rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Dans ce contexte dramatique pour les pays pauvres, le vingt-cinquième anniversaire du fonds commun de placement (FCP) Faim et développement [^2] met en évidence un défi difficile relevé par une ONG : transformer un produit financier en outil de solidarité et faire en sorte qu’il soit pérenne et au service du développement. Ce fonds atypique est mis en œuvre en 1983 par le Comité catholique contre la faim et pour le développement
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