Courrier des lecteurs Politis 1028

Politis  • 27 novembre 2008 abonné·es

La droite, la gauche et la crise

Le dossier consacré à la crise (n° 1026 de Politis), s’il en pointe bien les causes essentielles et dessine quelques-unes des réponses qu’il convient de lui apporter [^2], me paraît en revanche pour le moins timide en ce qui concerne la dénonciation des politiques économiques qui en sont responsables, timidité qui traduit à mon sens à la fois les illusions que porte une frange du mouvement social et la tragique vacuité à laquelle est rendue la gauche aujourd’hui. On y lit en effet que des ONG « ont appelé l’Union européenne à défendre une réforme de la gouvernance mondiale » . Plus loin, c’est un collectif qui déclare que si les gouvernements des 27 le voulaient (?), on pourrait « limiter la liberté de circulation des capitaux et interdire toute transaction financière avec les paradis fiscaux » ! Et cela à côté d’un encart d’autopromotion de Politis qui nous annonce qu’ « on n’a pas attendu Sarkozy pour dénoncer le capitalisme » ! Eh bien, je ne pense pas que le président Sarkozy dénonce le capitalisme, pas plus que le candidat Sarkozy ne défendait les travailleurs et le pouvoir d’achat. Et je ne crois pas davantage que les gouvernements actuels de l’Union européenne « pourraient » initier une politique diamétralement opposée à celle qu’ils mènent continûment depuis trente ans et dont ils poursuivent d’ailleurs méthodiquement la mise en œuvre, notamment en France (pendant la crise financière, la libéralisation de l’économie continue !). Je précise en effet à l’attention des naïfs que le Luxembourg est membre (fondateur) depuis 1957 de ce qui est devenu

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