Dix manières de résister à l’air du temps
Pour rester libre comme l’air, il faut parfois se méfier de l’air du temps. Non, on n’est pas obligés de se marier, d’avoir un portable ou de communiquer par e-mails ! Voici quelques chemins de traverse pour changer d’air… Un grand dossier à lire dans notre rubrique **Société.**
dans l’hebdo N° 1036 Acheter ce numéro
«C’est dans l’air. » Parfum ou orage. Mode ou bataille. Idées ou paroles… Et il appartient au journaliste de le humer. Mais « l’air du temps », qui désigne les idées et les manières d’une époque, a plus souvent un drôle d’air qu’un air de fête. Celui « qui vit de l’air du temps » n’est-il pas sans le sou ? Guy Béart ne voulait-il pas « changer les couleurs du temps » ? Quoi que l’air puisse charrier, il en est certains qui tentent de ne pas seulement se laisser porter par le courant dominant, la norme, le conformisme ambiant… Le monde comme il va, en somme. Et donc, surtout comme il ne va pas. L’idée n’était pas, avec ce dossier, d’illustrer des manières radicales, courageuses, voire un peu folles, de résister à l’air du temps. Lesquelles trouvent souvent, en matière d’écologie, de consommation, d’actions et d’engagements associatifs et politiques, leur place dans Politis. Mais plutôt de repérer des comportements simples, accessibles, dupliquables, témoignant d’une façon de voir qui, dans la vie de tous les jours, s’inscrit contre le choix imposé par la masse (docile) et le système (marchand). Faut-il nécessairement utiliser Google ? Peut-on vivre et travailler sans téléphone portable ? Faut-il vraiment aller bronzer sur les plages de Ben Ali ? Peut-on se passer du petit écran ? Éviter les supermarchés de la culture ? Refuser de tirer la chasse d’eau potable ? Ne pas se marier n’est-il plus qu’une ineptie fiscale ? Pourquoi ne pas lever le tabou sur la mort ? Certains distinguent-ils encore des différences entre les partis politiques ? Y a-t-il des « modernes » qui continuent à préférer les lettres manuscrites ? L’enjeu, avec ces quelques exemples, était d’éviter le « déjà tendance » – les bébés bios, le vélo en ville, la critique du capitalisme… – comme le réactionnaire ou le déraisonnable : contester le changement climatique, rouler en 4 X 4… Pour mettre en évidence, finalement, ce qui pourrait, et mériterait, de marquer les esprits, et le temps, pour rentrer dans les mœurs.
Christophe Kantcheff et Ingrid Merckx
Ne pas être espionné par son moteur de rechercheComment éviter que Google, Yahoo et autres moteurs de recherche fassent un commerce éhonté de vos données personnelles et de votre vie privée ? L’unique réponse est : en ne vous en servant pas. Mais la principale activité des internautes étant précisément de chercher, ces moteurs, et en particulier Google et ses milliards d’indexations, restent les rois de la pompe à données. Alors, condamné à leur dévoiler votre intimité ? Pas tout à fait, car il existe quelques moyens de ne pas surfer totalement nus et idiots. Tout d’abord, n’utilisez plus Internet Explorer mais ses équivalents libres, faciles à installer, Firefox ou Safari. Voire, passez à Linux. Paramétrez les « Préférences » du navigateur (onglets « Vie privée » et « Sécurité »). Refusez les cookies, au moins ceux des sites tiers, et demandez qu’ils soient effacés à la fermeture du logiciel. Idem pour le cache (les pages visitées), les téléchargements, l’historique. Vérifiez que tout soit bien effacé. Trêve de flemme, n’enregistrez pas vos mots de passe (diversifiez-les) et ajoutez au moins un mot de passe général pour prévenir leur aspiration. N’autorisez pas de sites à installer quoi que ce soit sur votre machine sans être prévenu. Ne remplissez pas de formulaires en donnant de vraies informations sur vous, sauf obligation. Bref, gardez la main sur
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