Les mots de l’exil

Pédopsychiatre à l’hôpital Avicenne de Bobigny,
Taïeb Ferradji témoigne de
son parcours et de sa pratique auprès d’enfants dont les troubles sont liés à l’expérience de la migration.

Olivier Doubre  • 4 juin 2009 abonné·es

Il est des livres que l’on ouvre par hasard. L’écriture doit alors « accrocher » le lecteur rapidement. Pari réussi dès la première page dans le cas de Taïeb Ferradji, qui débute un récit plein de sensibilité par le souvenir des contes de son enfance dans son village de Kabylie : la formule « Macahu ! » , qu’on peut traduire par le traditionnel « il était une fois » et par laquelle commencent tous les conteurs kabyles, contient pour lui toute la « force évocatrice décuplée dans une culture et une langue essentiellement orales où les mots sont au centre de toute une vie » . Des mots qui sont d’abord ceux de ses parents paysans, infatigables travailleurs,

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Idées
Temps de lecture : 4 minutes