Triste Europe réunifiée
Camille de Toledo s’interroge sur le désarroi qu’il a ressenti après la chute du mur de Berlin. Une réflexion sur la fin du XXe siècle et la façon d’entrer dans le XXIe.

C’est le livre d’un jeune homme né dans les années 1970, qui a donc connu le monde divisé de la guerre froide, et qui, le 9 novembre 1989, le voit soudain s’effondrer. Curieusement, devant l’image télévisuelle d’une foule d’Allemands de l’Est franchissant « Check-Point Charlie » dans une immense allégresse, il est, lui, soudain empli d’une « immense tristesse ». Une tristesse qu’il ne comprend d’abord en rien, au moment où « l’autre côté versa définitivement dans ce nôtre de Berlin réuni, de l’Europe réunie » . C’est là le point de départ d’une réflexion d’ordre philosophique sur le siècle passé que décide de mener Camille de Toledo, vingt ans après la disparition de ce qu’on appelait alors les « pays de l’Est » ou le « bloc socialiste ».
Romancier aux œuvres apparemment légères, enclines habituellement à la dérision et à l’ironie
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