Anonyme, en maison d’arrêt
Article paru
dans l’hebdo N° 1084 Acheter ce numéro
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« La prison, c’est pire que ce que vous imaginez ! La survie devient difficile. Avec une absence totale d’humanité, au sens de ce qui fait l’humain : son identité, sa personnalité, sa dignité. Dans cette poubelle neuve et propre, déjà surpeuplée, tous les contacts sont rompus. Le prisonnier est martyrisé psychologiquement. Je n’exagère pas. Il subit l’arbitraire du surveillant qui applique sa règle, selon son humeur et sa tranquillité. La punition, pour un surveillant, est d’être en coursive. Ouvrir et fermer des portes, c’est être en bas de l’échelle. Il vise les bureaux, le parloir famille. Tout, sauf les coursives.