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Politis  • 11 mars 2010
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Emmaüs, un patron comme les autres

C’est une première : les salariés de la branche hébergement du mouvement Emmaüs se sont mis en grève mardi pour dénoncer les conditions de travail, à l’appel d’une intersyndicale (SUD, CGT et FO). SUD santé sociaux évoque l’obligation de travailler des compagnons « pour un pécule de 40 à 50 euros par semaine (sans cadre horaire, sans protection, sans recours possible), de se soumettre aux ordres et aux directives des responsables des communautés sans pouvoir les discuter, les contester, sous peine de risquer de perdre son hébergement et de se retrouver à la rue » . Le statut de « compagnon » est aussi montré du doigt. Il a pourtant été légalisé en 2008 en même temps que la loi sur le RSA, qu’on doit à Martin Hirsch, ex-président d’Emmaüs…

Casse-toi, l’environnement !

Déjà refroidie, sa passion pour l’écologie ? Sarkozy s’est lâché lors du Salon de l’agriculture, samedi, à l’heure de caresser les agriculteurs dans le sens du poil : « Toutes ces questions d’environnement, ça commence à bien faire. […] Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable. […] Je souhaite qu’on montre l’exemple mais en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura bientôt plus d’éleveurs de porcs chez nous. » Et pan sur son Grenelle : une agriculture sarkoziennement durable doit d’abord être concurrentielle ! Nitrates, algues vertes, pesticides, OGM, bientôt l’absolution ?

TchernEPR ?

Alors que s’ouvrait à Paris la Conférence internationale sur l’énergie nucléaire civile, le réseau Sortir du nucléaire a dévoilé des documents confidentiels que lui a remis une main anonyme. Ils révèlent que le réacteur EPR, en construction à Flamanville (Manche) et en Finlande, et pourtant présenté comme très sûr, « implique un sérieux risque d’accident majeur »  ! Bref, un Tchernobyl-sur-Manche, qui pourrait se déclencher lors de manœuvres d’ajustement de la production électrique. Pour EDF, il s’agit d’études habituelles explorant les risques potentiels ; pour l’Institut pour la radioprotection et la sûreté nucléaire (IRSN), pas de motif d’inquiétude ; et pour Areva, de vilains « propos anxiogènes ».

Les échos
Temps de lecture : 2 minutes
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