Ah les filles, ah les filles !
dans l’hebdo N° 1110 Acheter ce numéro
L’autre dimanche mes filles sont arrivées en voiture avec les gosses. Elles sont toutes les deux divorcées et elles travaillent. Personnellement j’ai pu faire ce que j’aimais – ce qui n’est pas sérieux –, et jamais je n’ai divorcé car toujours ma femme m’a séduit. Pour mes filles c’est différent. L’une a un amant, l’autre un nouveau mari. Après six cents kilomètres d’autoroute, elles étaient épuisées, pas les garçons. Ils hurlaient « Papou ! Papou ! ». Mon nom est Papou. Ils m’appellent comme ça. Je repliai le numéro de week-end du journal du soir et allai les aider à vider la bagnole. Mes filles sont des mamans au parfum. Quand on a des garçons, c’est indispensable. Elles savent monter les robots télécommandés autant que les dragons livrés en morceaux, pires que des puzzles. Leurs nouveaux mari et compagnon sont