En Sarkozie

Politis  • 8 juillet 2010
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Internet, ça paie

Député déchu pour avoir financé illégalement sa campagne électorale, Philippe Pemezec, patron de l’UMP des Hauts-de-Seine, n’avait que ses indemnités de maire et de vice-président du conseil général (6 150 euros) pour vivre. L’Élysée l’a donc fait embaucher en 2008 auprès de Christine Boutin, ministre du Logement, comme « chargé de mission sur l’accession à la propriété » avec un salaire de 5 500 euros net. Le  Canard enchaîné ayant révélé que ses rapports mensuels étaient recopiés de rapports ou de discours déjà publiés sur Internet, un socialiste local a réclamé le remboursement des salaires perçus. Refus tout net du député UMP Patrick Ollier, qui s’est dit « consterné » et estime que Pemezec « a touché un traitement normal ».

Grand Paris rural

Dans l’emballement des commentaires sur la double démission d’Alain Joyandet et de Christian Blanc, c’est tout juste si les journaux ont mentionné qui, dans le gouvernement, gérera désormais leurs dossiers. L’Élysée et Matignon ayant refusé de remplacer les deux partants afin d’économiser ainsi leurs postes et ceux des seize membres de cabinet qu’ils se partageaient, Bernard Kouchner récupère les attributions de son secrétaire d’État. Mais c’est l’ancien trésorier de l’UDF et du MoDem Michel Mercier qui hérite des attributions de Christian Blanc. Il était doublement qualifié pour reprendre le Grand Paris : élu lyonnais, il est déjà ministre de… l’Espace rural. Pourquoi faire semblant puisque ce dossier, comme d’autres, est en fait géré directement par l’Élysée ?

Les échos
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