À Marseille, les bleus ont le blues

La ville dispose d’un nouveau préfet de police partisan de la sécurité « visible », mais n’ont pas assez de véhicules pour patrouiller. Les syndicats dénoncent un grave manque d’effectifs et de moyens.

Sébastien Boistel  • 8 septembre 2011 abonné·es
À Marseille, les bleus ont le blues
© Photo : AFP / Poujoulat

Au lendemain de la visite du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, à Marseille, pour installer un nouveau préfet de police, la cité phocéenne garde sa robe bleu marine. À Noailles, quartier carrefour au cœur de la ville, si l’on peut encore faire son marché, on ne peut plus faire des affaires : les vendeurs à la sauvette ont disparu. Un peu plus loin, dans le quartier Belsunce ou porte d’Aix, les Roms ont été chassés et les étals de fortune balayés. La pelouse est désormais « interdite ». Sauf aux CRS. Soupir d’un policier : « On ne fait que déplacer le problème. Les vendeurs ont trouvé refuge

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Société
Temps de lecture : 6 minutes