Une rentrée sur fond d’interrogations majeures
L’aggravation de la situation économique et les réponses à y apporter étaient au centre des préoccupations des universités des partis de gauche et écologiste. Les réponses divergent mais les socialistes, d’ores et déjà, ne contestent pas la « règle d’or » fixant à 3 % le montant du déficit public.
dans l’hebdo N° 1166 Acheter ce numéro

La Rochelle et les petits jeux médiatiques inhérents à la primaire qu’organise le PS pour désigner son candidat auraient presque fait oublier l’aggravation de la crise et la hausse du chômage. Le temps d’un week-end, il aura essentiellement été question dans les médias des difficultés des socialistes à s’entendre pour figurer sur une « photo de famille », de la bise de Martine Aubry à François Hollande, de l’avance de ce dernier dans les sondages et de la détermination de la maire de Lille à combler son retard, des petites phrases des uns et des autres… Comme si l’affrontement de casting submergeait tout, alors que la crise économique polarise tous les débats en imposant son calendrier.
La chute des marchés, la crise des dettes souveraines et la menace des agences de notation ont contraint le PS à réviser en plein été son programme adopté au printemps, pour accepter l’objectif d’un retour à 3 % du déficit public dès 2013. Et à redéfinir les marges de manœuvre avec lesquelles il prévoyait de rééquilibrer les finances publiques, relancer la croissance et réduire les inégalités.
Avant de se retrouver à La Rochelle, les socialistes avaient tenu trois jours plus tôt un bureau national extraordinaire. Il s’agissait de mettre au point une réponse collective après plusieurs semaines d’improvisations durant lesquelles les candidats à la primaire, sommés par le gouvernement de se prononcer sur la
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