Chevènement candidat : une erreur ?
Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen a décidé de se présenter à l’élection présidentielle. Pour Jean-Philippe Domecq, il fait preuve d’une fière irresponsabilité. Pour Dominique Rousseau, sa candidature s’inscrit dans la logique de la Ve République.
dans l’hebdo N° 1177 Acheter ce numéro
Alain Juppé eut le mot : « J’ai beaucoup d’admiration pour Jean-Pierre Chevènement ; repartir au combat en sachant qu’on fera, quoi, 3, 4, 5 pour cent, c’est une force d’âme qui mérite le respect »… Et Brice Hortefeux, dans un accès de largesse : « Jean-Pierre Chevènement est un homme de gauche sincère et expérimenté, c’est-à-dire tout le contraire du projet socialiste porté par François Hollande. » La droite aurait tort de se gêner. N’ayant pas de problème avec « le pouvoir » , elle n’en perd jamais le nord, elle.
En vérité, si on rougissait ici comme au Japon de voir notre semblable commettre une faute ou un ridicule, nous devrions ne plus savoir où nous fourrer devant le dernier coup de menton de notre national « Che ». Non que l’homme n’appelle le respect, il a de la continuité dans les convictions et n’a pas tort de vouloir les faire entendre :