Mélenchon face au « vote utile »

Bonne dynamique de la campagne de son candidat et fidélisation de ses électeurs : le Front de gauche ne craint pas la concurrence.

Michel Soudais  • 2 février 2012 abonné·es

Jusqu’où Jean-Luc Mélenchon emmènera-t-il le Front de gauche ? Parti très tôt en campagne – il a déclaré sa candidature le 21 janvier 2011 –, le coprésident du Parti de gauche a d’abord dû convaincre les adhérents du Parti communiste, qui l’ont désigné le 19 juin à l’issue d’une longue procédure interne.

Parallèlement, le député européen s’est efforcé de rassembler ce qu’il appelle « l’autre gauche » . Un objectif qui a été en grande partie atteint dès l’été puisque à son premier meeting de campagne, place Stalingrad, à Paris, le Front de gauche élargi comptait déjà six formations.

À la rentrée, certains craignaient que sa candidature ne tombe dans l’indifférence. La primaire au PS et les polémiques autour de l’accord PS-EELV auraient pu effectivement le marginaliser. Déjouant ces pronostics pessimistes, Jean-Luc Mélenchon est parvenu à ne pas disparaître des écrans radars, notamment en invitant la gauche à débattre du programme du Front de gauche.

On se souvient du défilé des candidats socialistes à la Fête de l’Humanité. Mais c’est surtout dans les assemblées citoyennes organisées localement que les propositions de ce « programme partagé » , intitulé l’Humain d’abord – un succès de librairie vendu à plus de

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