Oser repenser le conflit israélo-palestinien

La partition est-elle une solution ? Éric Hazan et Eyal Sivan plaident à l’inverse pour un « État commun », de la Méditerranée au Jourdain.

Denis Sieffert  • 24 mai 2012 abonné·es
L’idée n’est pas nouvelle. L’hypothèse d’un État commun partagé entre Juifs et Arabes a été avancée dès 1926 par l’organisation sioniste Brit Shalom, où se côtoyaient des intellectuels comme Gershom Sholem, Martin Buber ou Hannah Arendt. Elle est longtemps apparue comme plus « réaliste » que la partition de l’étroit territoire qui va de la Méditerranée au Jourdain. La guerre et le génocide ont finalement imposé sur la scène internationale la création d’un État pour les Juifs, dont les sionistes ont fait un « État juif ». Mais, en fait, le débat n’a jamais cessé, même s’il a longtemps été repoussé dans des cercles limités. Aujourd’hui, un peu partout au Proche-Orient et dans le monde anglo-saxon, cette hypothèse resurgit comme une alternative au blocage des négociations.
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