Les frères siamois

Claude Mineraud  • 8 novembre 2012 abonné·es

Pendant la campagne de l’élection présidentielle, un frémissement avait réveillé le pays et secoué la honte de lui-même que lui avaient injectée les cinq ans au cours desquels la voix de la France avait été dégradée. Jean-Luc Mélenchon avait réinventé le souffle qui traverse les rassemblements populaires, quand s’exprime enfin la volonté de refuser une résignation que, pour se déculpabiliser, on s’efforce de croire inéluctable. François Hollande lui-même avait laissé espérer qu’il pourrait peut-être, dans la situation de décrépitude dans laquelle s’enlisaient la France et l’Europe, se métamorphoser en homme d’État. Une perspective allait-elle s’offrir qui motiverait et mobiliserait ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui que, de nouveau, le grain pourrit sous la paille de l’ivraie ? Un peuple à ce point désenchanté que son appétit de vivre,

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