Les pièges de la « compétitivité »
Le rapport sur la compétitivité de l’ex-grand patron Louis Gallois préconise plus de libéralisation de l’économie. Un « remède » qui entraînerait une dévalorisation du travail et de la protection sociale.
dans l’hebdo N° 1226 Acheter ce numéro
préoccupation de François Hollande et du gouvernement, la compétitivité des entreprises s’est transformée ces dernières semaines en une lutte de classe menée par le patronat du CAC 40. Le rapport de l’ex-grand patron Louis Gallois sur le « défi » de la compétitivité, remis au gouvernement lundi, s’inscrit dans ce lobbying effréné qui a atteint en grande partie son objectif. On y prône rien de moins qu’une baisse de 30 milliards d’euros du « coût du travail » pour « arrêter le décrochage » de l’économie française et instaurer un « choc de confiance ». L’ensemble des 22 mesures proposées, dont un grand nombre ont inspiré le séminaire gouvernemental organisé mardi à Matignon [^2], symbolise la stratégie patronale de pousser encore plus en avant la libéralisation de l’économie et du marché du travail.
La baisse massive des « charges » recommandée par Louis Gallois entraînerait une diminution de 20 milliards d’euros des cotisations patronales et de 10 milliards