Mutuelles : faut-il autoriser les réseaux de soin ?
Adopté en première lecture, l’amendement autorisant les réseaux de soin mutualistes fait débat. Selon Étienne Caniard, président de la Mutualité française, ils permettraient une maîtrise des dépenses. Pour Didier Ménard, président du Syndicat de la médecine générale, ils participent d’une logique de marchandisation.
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Mélange des genres, instrumentalisation, fantasmes et mauvaise foi se partagent l’essentiel des débats autour d’une proposition de loi a priori anodine puisqu’elle ne vise qu’à revenir à une situation qui existait avant 2010. Le mouvement mutualiste, défenseur acharné d’un régime obligatoire universel, le premier à se mobiliser en cas de désengagement de la Sécu, est accusé par les plus libéraux des médecins, ceux qui défendent les dépassements d’honoraires (premier obstacle à l’accès aux soins), d’être « complice » de la « privatisation de la Sécu » !
D’un côté, ceux qui, sans avoir changé de discours depuis 1927 et la rédaction de la Charte de la médecine libérale, mettent en avant la liberté sous toutes ses formes (de prescription, d’installation, d’honoraires et de choix) comme gage de la qualité de la prise en charge. De l’autre, ceux qui, comme le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM, où siègent pourtant les syndicats médicaux !), la Cour des comptes, l’Igas, la Haute Autorité de santé (HAS), le Haut Conseil de santé publique (HCSP), réclament un réel parcours de soins, seul garant de la qualité de la prise en charge.
Un rappel des faits s’impose. Avant un arrêt de la Cour de cassation de mars 2010, les mutuelles avaient la possibilité de passer des conventions librement, et éventuellement d’améliorer
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