Le pacte Élysée-Medef

Consternants aux yeux des économistes que nous avons interrogés, les vœux
de François Hollande pour 2014 marquent un nouveau glissement vers une ligne de droite assumée.

Michel Soudais  et  Camille Selosse  et  Florence Tricoire  • 8 janvier 2014 abonné·es

Àla première écoute, les vœux de François Hollande, le 31 décembre, n’avaient rien de fracassant. Protocole un brin désuet, rhétorique endormante, la cérémonie n’a suscité que peu de réactions sur le moment. L’attention s’est toutefois réveillée à la lecture d’un communiqué de satisfaction du Medef, publié au matin du 1er janvier. Qu’avait donc dit le président de la République pour justifier cette communication inhabituelle de l’organisation patronale ? Certes, François Hollande a réaffirmé qu’il n’avait « qu’une priorité, qu’un objectif, qu’un engagement : l’emploi ! ». Mais derrière l’apparente continuité de ses propos, le chef de l’État, qui s’engageait un an auparavant à tout mettre en œuvre pour inverser la courbe du chômage avant ce 31 décembre 2013, a surtout paru s’en remettre aux entreprises. Notamment quand il leur propose un « pacte de responsabilité » fondé, a-t-il expliqué, « sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social » .

C’est ce « pacte » qui a

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian