Nos ancêtres décroissants

Le Passager clandestin consacre une collection aux précurseurs de l’idée de décroissance. Avec des auteurs parfois inattendus.

Olivier Doubre  • 13 février 2014 abonné·es

Qu’est-ce qui peut bien rapprocher Épicure, Léon Tolstoï, Jean Giono, Jacques Ellul et Charles Fourier ? A priori, il semble hasardeux de faire correspondre la pensée et les maximes épicuriennes, datant du IVe siècle avant Jésus-Christ, « l’utilitarisme obsessionnel » de Charles Fourier, observateur critique des débuts du capitalisme industriel, et la « sagesse chrétienne » teintée de nostalgie pour la vie paysanne chez Tolstoï. Et pourtant. Toutes ces grandes plumes ont, chacune à leur manière, développé une pensée critique de la course effrénée au développement et au « progrès » technique, ou plus simplement (comme chez Épicure) conceptualisé une « économie du bonheur » fondée sur la « limitation raisonnable des désirs ». Ce qui en fait,

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Idées
Temps de lecture : 4 minutes

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