Pour de nouvelles alliances de classes ?
Après le désaveu électoral infligé à la gauche, un débat s’est ouvert au sein d’Attac autour de deux questions. Quelle stratégie pour sortir de la crise et rouvrir les voies du progrès social ? Quelles forces sociales pour porter un tel mouvement ?
dans l’hebdo N° 1306 Acheter ce numéro

La crise ouverte depuis sept ans s’inscrit dans une perspective longue, celle des grandes transformations qui rythment l’évolution du capitalisme. C’est le mérite de l’ouvrage de Gérard Duménil et Dominique Lévy, la Grande Bifurcation , de voir la situation actuelle comme une conséquence du retournement opéré il y a trois décennies et demie en faveur des propriétaires du capital, et qui, aujourd’hui, aboutit dans une impasse. Une impasse dans laquelle les États-Unis se sont engouffrés les premiers, parce que c’est là que le néolibéralisme a été poussé le plus loin et parce que la poursuite de la croissance fondée sur l’endettement des ménages s’y est révélée la plus dangereuse.
Logiquement, les auteurs soutiennent que la sortie du néolibéralisme viendra d’une modification du rapport de force, cette fois-ci en faveur des classes populaires, si celles-ci réussissent à passer une alliance avec la classe des cadres, qui romprait le pacte néolibéral noué avec les actionnaires. Cette problématique suggère deux questions : sur la nature de la crise et sur la stratégie de sortie du néolibéralisme. D’un côté, la baisse de la rentabilité du capital des années 1970 n’a jamais été surmontée autrement que par la hausse du taux d’exploitation de la force de
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