Esclavage : l’heure des réparations
Louis Sala-Molins retrace le parcours de deux moines abolitionnistes du XVIIe siècle. L’occasion de revenir sur un débat essentiel.
dans l’hebdo N° 1326 Acheter ce numéro

En 2012, le Conseil représentatif des associations noires (Cran) publiait dans le Monde un « Appel pour un débat national sur les réparations liées à l’esclavage ». Le manifeste invitait la France à intervenir dans un contexte international où des organisations tentent de planifier et de chiffrer les réparations. Le Cran suggérait de s’inspirer de dispositions prises à l’étranger, comme en Californie, où les entreprises travaillant avec l’État doivent révéler si elles ont bénéficié de l’esclavage par le passé. À cette époque, plusieurs associations ont été reçues à Matignon, qui se disait « très ouvert » au débat. L’année suivante, une déclaration expéditive de François Hollande mettait pourtant fin aux espoirs : « Impossible réparation, s’était exclamé le Président, citant Aimé Césaire, le seul choix possible, le plus digne, est celui de la mémoire. »
Parmi les signataires de l’appel du Cran, se trouvait le philosophe Louis Sala-Molins. Professeur émérite à la Sorbonne, élève de Jankélévitch, il s’était déjà fait remarquer par ses prises de position sur l’esclavage et sa
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Le drapeau, projection de l’individu social
Oleksandra Matviichuk : « Poutine voit l’Ukraine comme un pont vers l’Europe »
L’hystérie, symptôme… des violences masculines