Sétif : encore un effort !
La France tarde à reconnaître pleinement les massacres de 1945 à Sétif, Guelma et Kheratta, prélude à la guerre d’Algérie.
dans l’hebdo N° 1352 Acheter ce numéro

Le 19 avril, le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, déposait une gerbe à Sétif devant le monument dédié à Saal Bouzid. Ce jeune scout algérien, tué pour avoir brandi le 8 mai 1945, lors d’une célébration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, un drapeau algérien, est considéré comme le premier martyr de la lutte pour mettre fin à la colonisation française. Suivront plusieurs jours d’émeutes puis de féroces répressions contre la population « indigène ». Salué avec emphase par une bonne partie de la presse française, qualifié par le ministre lui-même de « fort et symbolique », ce geste pour le 70e anniversaire des événements apparaît pourtant bien timide. Pour s’en convaincre, on lira son message dans le livre d’or du musée de la ville : « En me rendant à Sétif, je dis la reconnaissance par la France des
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