Les vandales piégés

Pour la deuxième fois, la sculpture d’Anish Kapoor exposée dans les jardins du château de Versailles a été vandalisée.

Politis  • 9 septembre 2015
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Les vandales piégés
Photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

Rebelote. Pour la deuxième fois, la sculpture d’Anish Kapoor exposée dans les jardins du château de Versailles, surnommée « le vagin de la reine » pour ses allusions ouvertement sexuelles, a été vandalisée. Après que l’on a déversé sur elle de la peinture jaune au mois de juin, c’est, cette fois-ci, de grandes inscriptions à la peinture blanche qui ont été apposées. Parmi celles-ci : « La reine sacrifiée, deux fois outragées », « SS Sacrifice sanglant, « le deuxième viol de la Nation par l’activisme Juif déviant »… Si certaines références sont savantes, extraites par exemple de l’Apocalypse, le tout est nettement antisémite. Anish Kapoor a décidé de ne pas faire disparaître ces insultes mais au contraire de les intégrer à son œuvre, transformant celle-ci en acte violemment politique. Les nostalgiques de Marie-Antoinette qui conjuguent leur antisémitisme et leur haine de l’art en sont ainsi pour leur frais, correspondant parfaitement au titre de l’œuvre qu’ils voulaient dégrader : Dirty Corner…

Les échos
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