Marion Maréchal-Le Pen : Au nom du (grand) père
Postée à la droite de sa tante et de son parti, estampillée de l’aura de son grand-père, Marion Maréchal-Le Pen continue sa croisade pour les régionales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
dans l’hebdo N° 1377 Acheter ce numéro

Les sondages convergent trop pour ne pas être pris au sérieux. Le 13 décembre, les électeurs pourraient bien offrir en cadeau la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur à Marion Maréchal-Le Pen. Trois jours après ses 26 ans. En attendant, l’ascension fulgurante de cette jeune mère de famille au look passe-partout intrigue ou inquiète. Députée débutante, elle fait jeu égal avec le madré Christian Estrosi, pourtant bardé de mandats. Certes, la région, comme elle le rappelle, est depuis les années 1980 une des places fortes du Front national, longtemps représenté sur place par Jean-Marie Le Pen, dont elle a repris le nom. Comme lui, c’est aussi principalement sur la dénonciation de l’immigration et de la radicalisation islamiste qu’elle fait campagne, assurant qu’il n’y a pas de fatalité au « grand remplacement » ; une expression prisée des Identitaires et jugée « complotiste » par Marine Le Pen. Mais, depuis son élection en 2012 à l’Assemblée nationale, où, isolée, elle a désormais le sentiment de « tourner en rond », la députée de Carpentras en laboure les fédérations, cultivant une indéniable popularité auprès des troupes frontistes, laquelle lui assure une relative indépendance par rapport à la