Le Progrès social, nouveau quotidien national !

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C’est devenue une ambition rare, sinon à contre-courant, tandis que Terra Eco annonce la fermeture de son site et la fin de son mensuel papier pour le 30 mars, ou que L’Humanité sonne l’alerte, perdant 0,50 centimes par numéro vendu. Voici que paraît maintenant un nouveau quotidien national, Le Progrès social. Avec un pari fou : celui d’une version papier et sur abonnement. Ambition rare parce qu’aujourd’hui, le secteur mise sur Internet. Dernier en date à avoir tenté l’aventure quotidienne, L’Opinion, journal très libéral de Nicolas Beytout, créé en 2013.

Le Progrès social est tout autre. Il rassemble, autour de Laurent Lacoste, directeur de la publication, une quarantaine de personnes, bénévoles, portées par des ambitions progressistes. Parmi elles, des militants associatifs, syndicaux (Solidaires, CGT, FSU...) ou encore des politiques engagés dans la construction du progrès social et dans l’éducation populaire. Mais encore une équipe de journalistes professionnels et des illustrateurs (Besse, Gros, Jiho).

Très attachés à la liberté et au pluralisme de la presse, annonce le collectif qui a mûri son projet depuis plusieurs mois, nous sommes convaincus que dans une société où elle appartient majoritairement à des grands groupes financiers, il y a un espace à reconquérir.
> Plus que jamais, nous avons besoin de médias alternatifs et de contre-pouvoir.

Assumant pleinement le choix du papier, ne serait-ce parce que « la lecture sur papier induit une meilleure attention », le quotidien paraît (en couleur) du mardi au vendredi, en grand format, avec quatre pages, et le samedi avec huit pages. Sans publicité. Prix de l’abonnement : 20 euros par mois. Au programme, un regard critique sur l’actualité nationale et internationale ; des dessins ; une interview ; un agenda social et culturel ; et le portrait d’une organisation « avec laquelle nous partageons des valeurs communes de défense des droits et de solidarité ». Les deux premiers numéros, parus hier et aujourd’hui, en donnent le ton : la journée de mobilisations, vue comme un « tour de chauffe » ; un entretien avec Olivier Gendron (CGT) et Julien Troccaz (Sud) ; le sexisme dans le Code du travail ; la pollution orchestrée par l’industriel Robert Moor ; le faux suspens dans les primaires américaines ; un portrait de l’association Stop Fessenheim ; et une foule de brèves, suivant une maquette lisible et agréable. Les quatre pages supplémentaires du samedi offriront un choix plus ample de rubriques, avec des articles sur le droit du travail, des articles culturels, d’autres autour du sport et des sciences.

Installé à Paris, dans le XVIIIe arrondissement, le titre démarre avec un capital de 20 000 euros, répartis entre les fondateurs. 

Dans une volonté de liberté et d’indépendance, prévient le quotidien, les ressources proviendront uniquement des abonnements et de dons éventuels, sans recours à la publicité. En accord avec les valeurs que nous portons, le fonctionnement est fondé sur des prises de décisions collectives et une égalité salariale là aussi en accord avec nos convictions, soit 1,8 SMIC.

Ambition affichée : 2 000 abonnements, avant peut-être de gagner une diffusion en kiosque. Ambition mesurée, à mettre en regard avec cette exergue du journal : « Ils ne savaient pas que c’était impossible. Alors ils l’ont fait. » Mark Twain.

Pour s’abonner : www.leprogressocial.fr

Appel à souscription : https://fr.ulule.com/le-progres-social/


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