« Un parfum de passage à l’acte politique »

L’écrivaine Stéphanie Eligert participe à Nuit debout. Elle témoigne ici de l’atmosphère et des perspectives du mouvement.

Michel Soudais  • 6 avril 2016 abonné·es
« Un parfum de passage à l’acte politique »
© ALAIN PITTON / NURPHOTO

C'est en témoin engagé que Stéphanie Eligert a accepté, dimanche, d’évoquer le mouvement Nuit debout, auquel elle participe. Cosignataire, aux côtés notamment de Frédéric Lordon ou d’Éric Hazan, d’un texte collectif appelant à _« sortir des limites fixées par les différentes bureaucraties [1] », elle a toutefois précisé parler en son seul nom.

Vous appeliez dans un texte collectif à « l’action de rue », l’irruption de Nuit debout vous satisfait-elle ?

Stéphanie Eligert : Ce mouvement est potentiellement extraordinaire, même s’il doit éviter beaucoup d’écueils, comme l’autocélébration : on s’émeut d’être là, mais c’est un affect sans action. À un moment, il faudra aller dans Paris, c’est évident, et notre texte appelle clairement à l’occupation de lieux de pouvoir. D’ailleurs, vendredi soir, le dernier intervenant nous invitait à ne

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Politique
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