Primaire de droite : qui sera le plus réac ?

Au-delà des grandes lignes économiques et sociales, communes à tous, les sept candidats Les Républicains se sont livrés à une surenchère de propositions radicales.

Michel Soudais  • 16 novembre 2016 abonné·es
Primaire de droite : qui sera le plus réac ?
© Photo : PHILIPPE WOJAZER/AFP

Les sept candidats à la primaire de la droite ont tous en eux quelque chose de Trump. C’est vrai de Nicolas ­Sarkozy, qui, au printemps, déclarait qu’il fallait « choquer, à l’image de Donald Trump, pour être entendu ». Il a depuis multiplié les provocations pour faire tourner le débat autour de lui. Quant à ses concurrents, ils ont tous, peu ou prou, cherché à se distinguer de leurs rivaux par des propositions plus radicales, voire carrément iconoclastes. Au point que leur primaire a tourné à la surenchère permanente.

Quel que soit le candidat que désigneront les électeurs de la droite, on sait déjà, puisque tous sont d’accord sur ces points, moyennant quelques variantes, qu’il remettra en cause les 35 heures, diminuera les impôts des entreprises et des foyers les plus aisés, réduira les cotisations patronales (parfois aussi salariales), reculera l’âge de départ en retraite et réduira drastiquement la dépense publique au prix d’une très forte diminution du nombre de fonctionnaires et d’un recul de la protection sociale… Voilà pour les grandes lignes économiques et sociales.

La course régressive engagée par ces sept-là pour conquérir les suffrages des électeurs de droite les plus motivés ne s’arrête toutefois pas à ces seuls domaines. En témoigne la douzaine de propositions que nous avons sélectionnées parmi les pires formulées par Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-­Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy. Cela pourrait passer pour un bêtisier si le XXe siècle ne nous avait appris que les pires programmes étaient réalisables. La seule question qui vaille étant de savoir à quel coût ils le

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Politique
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