Cette présidentielle qui n’en finit pas…

Les primaires étendent la durée de la campagne et suscitent des débats. Elles attirent des téléspectateurs et des électeurs. Mais la démocratie y gagne-t-elle vraiment ?

En 2016, la primaire s’est imposée dans les vieux partis comme un passage obligé pour la désignation des candidats à l’élection présidentielle. Rétive il y a cinq ans, la droite s’y est convertie avec un certain succès puisque les électeurs se sont déplacés nombreux (4,4 millions) pour participer à ses deux tours de sélection. Le PS, qui a enregistré sept candidatures le 17 décembre, se contenterait de deux millions de votants pour choisir son champion les 22 et 29 janvier.

Samedi 17 décembre, à la Mutualité, à Paris, l’avocat Thomas Clay, président de la Haute Autorité de la primaire (HAP), dévoile le nombre et le nom des candidats autorisés à participer à la primaire organisée par le PS et ses satellites. Deux jours auparavant, le même indiquait avoir enregistré « neuf candidatures sérieuses ». Après examen de leurs dossiers de candidature et le rejet de celles des socialistes Gérard Filoche et Fabien Verdier pour défaut de parrainages, sept sont éligibles. Quatre anciens ministres membres du PS, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Manuel Valls, et trois -présidents de formations alliées, Sylvia Pinel, ancienne ministre (Parti radical de gauche), Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate) et François de Rugy (Parti écologiste).

Avant d’égrener sa liste, Thomas Clay indiquait avoir « eu à faire face à un nombre très important de candidatures ». « Vingt-quatre candidatures sont arrivées à la Haute Autorité », confia-t-il en se réjouissant que cette affluence « souligne le très grand intérêt pour cette primaire […], une véritable passion. »

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