Le PS en phase terminale

Le parjure de Manuel Valls met en lumière l’éclatement du PS. Entre les partisans de la ligne de l’ancien Premier ministre et les pro-Hamon, les comptes se régleront après la présidentielle.

Le Parti socialiste se relèvera-t-il de cette présidentielle ? Son éclatement, que Jean-Christophe Cambadélis envisageait à l’automne dernier si François Hollande renonçait à briguer un second mandat, est apparu en pleine lumière quand Manuel Valls a annoncé vouloir voter pour Emmanuel Macron le 23 mars. Ce reniement de la parole donnée aux électeurs de la primaire socialiste a suscité de nombreuses réactions indignées de responsables, de militants et de sympathisants socialistes. Il était toutefois aussi prévisible qu’attendu, tant l’orientation de Benoît Hamon était éloignée du social-libéralisme autoritaire impulsé depuis 2012 par l’ancien Premier ministre. Si celui-ci n’est ni le premier ni le dernier à lâcher le vainqueur de la primaire pour le candidat d’En marche !, son parjure révèle l’ampleur et la gravité de la fracture qui fait exploser le PS.

Avant lui, trente députés et vingt sénateurs socialistes avaient déjà choisi de parrainer la candidature de l’ancien ministre de l’Économie plutôt que celle du candidat légitime de leur parti. Depuis, onze autres députés ont publiquement opté pour l’ancien banquier. C’est aussi le cas du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. En comptant les conseillers régionaux et départementaux, les maires des communes de plus de 1 000 habitants, environ 350 élus ont ainsi, selon notre pointage, tourné le dos à leur parti. Cette indiscipline ouvre, à tout le moins, l’amorce d’un processus de scission fatal pour le PS. Nombre de ministres n’ont pas encore choisi leur camp, mais plusieurs et non des moindres seraient tentés par le vote Macron.

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