Mélenchon endosse le costume présidentiel
Le candidat de la France insoumise travaille sa présidentialité en incarnant l’homme providentiel de gauche.
dans l’hebdo N° 1449 Acheter ce numéro

Sur le Vieux-Port de Marseille, dimanche 9 avril, Jean-Luc Mélenchon n’était plus candidat à la présidentielle : en prenant la guerre comme thème, il était déjà, dans son discours, chef des armées, chef d’État. À quinze jours du premier tour de l’élection, le candidat endosse le costume présidentiel.
Retour en arrière : le 18 mars 2012, date anniversaire de la Commune de Paris, Jean-Luc Mélenchon prend symboliquement la Bastille. Derrière lui, le peuple en bonnet phrygien chante « La Mélenchonne » sur l’air de « La Carmagnole », tout en avançant de la place de la Nation vers la place symbole de la Révolution. Le personnage Mélenchon est impétueux, insurrectionnel.
Cinq ans plus tard, beaucoup de choses ont changé. S’il n’a rien perdu de sa pugnacité, le candidat cherche à apparaître comme un « homme rassurant », proposant une transition ferme mais sereine : « la