Climat des affaires : l’impossible confiance

Au-delà du cas des quatre ministres qui ont dû démissionner à peine élus, c’est tout un système de conflits d’intérêts qui empêche de « moraliser » réellement la vie publique.

Mercredi 5 juillet, la commission des lois du Sénat rendait publics ses amendements au projet de loi censé rétablir la confiance des citoyens dans l’action publique. Le lendemain, Richard Ferrand, président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, était entendu par la police judiciaire de Rennes. Soupçonné de prise illégale d’intérêt, il est accusé d’avoir utilisé son poste de directeur général des Mutuelles de Bretagne pour organiser une juteuse transaction immobilière en faveur de sa compagne. Le jour suivant, c’est au parquet de Paris d’ouvrir une information judiciaire pour « favoritisme et recel de favoritisme » dans l’affaire dite de la « French Tech Night », soirée organisée à Las Vegas en janvier 2016 à laquelle s’est rendu Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. En tant qu’ex-directrice générale de Business France – agence publique de promotion des entreprises françaises, en charge de l’organisation de l’événement –, Muriel Pénicaud, actuelle ministre du Travail, est directement visée. « S’il y avait une mise en examen de Muriel Pénicaud, elle devrait quitter le gouvernement », répète le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

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